mardi 17 octobre 2017

Punk-rock stars battle: Propagandhi - "Victory Lap" VS Hot Water Music - "Light it up"


Avant-avant-propos: attention, si tu veux éviter du blabla et que tu attends impatiemment que je mette une note pour ces disques, fermes la page tout de suite et ne reviens plus. Si tu veux savoir ce que j'en pense lis juste la fin (après la mention "et ces disques?"). Si tu aimes les gens qui trouvent des prétextes pour écrire des chroniques sans trop parler du disque, tu es au bon endroit alors lis bien attentivement.






Propagandhi: Epitaph, Septembre 2017:


Avant-propos: Après avoir lu les contributions du dernier People Are Better Than Records, dont certaines ont vraiment retenu mon attention, (la mienne en particulier lol), je me suis senti compris quand Vincent du blog survivre la nuit a parlé du fait que parfois, quand tu veux faire la chronique d'un disque, t'aurais juste envie de dire que c'est trop cool et puis rideau. Pour le citer, '' Il y a une limite au nombre de fois où un être humain peut taper les mots « un disque sincère et viscéral, qui tournera un bon moment sur vos platines » dans sa vie''. De mon expérience plutôt limitée, je ne peux qu'être d'accord. Parce que oui, moi aussi j'ai peur de dire 50 fois les mêmes choses et d'utiliser des comparaisons similaires en boucle. Parce oui j'ai l'impression d'avoir atteint cette limite que alors que j'ai surement écrit beaucoup moins de chroniques que lui dans ma vie. C'est ce qu'il s'est passé récemment.

Propos: je viens d'écouter (en boucle et en boucle) le dernier Propagandhi, Victory Lap, et aussi d'autres disques de ces groupes confirmés dont, déjà, je ne sais pas vraiment si ca intéresse quelqu'un de savoir ce que j'en pense (encore moins que les autres). Comme le dernier Hot Water Music, Light it up par exemple, groupe pour lequel mon admiration est presque sans bornes. Bon, j'avoue que j'ai quand même envie d'en parler de ces disques (sinon je n'écrirais pas cet article). Mais j'avais aussi envie d'illustrer deux cas qui se recoupent et qui pourtant sont très différents.

D'un coté, Victory Lap me mets une branlée, mais sans que je trouve des lignes et des lignes à écrire. De l'autre, le nouveau HWM me semble assez plat, sans que je le déteste quoi, mais avec le même manque de mots pour en faire une description. Est-ce que j'ai perdu quelque chose? Peut-être pas.

Tu sais, j'ai parlé récemment du fait que parfois, bien que l'on attende avec impatience la sortie d'un nouvel album d'un de ces "groupes phares", comme Propagandhi, Hot Water Music, ou Against Me! en l'occurrence dans cet article, on se doute que le pic est passé. Que l'épicentre musical est plutôt loin derrière nous. Mais quand même, on aimerait bien ressentir encore une grosse secousse. On les aime et on veut vibrer.

Alors bon, toute cette histoire pour dire que, c'est pas toujours simple. Alors voici deux petites chroniques. Le pic est-il passé?

Et ces disques?

Hot Water Music: a vrai dire je le trouve dans la fourchette basse de mes espérances. En clair, pour un album de HWM c'est pas génial, mais ca aurait pu etre pire. J'espérais mieux mais c'est comme ca. J'espérais que "Never Going Back", le premier single qu'on a pu écouter bien avant la sortie, ne soit pas la meilleure chanson, mais si. Elle est bien, c'est pas le problème. Le problème c'est la comparaison avec les autres. Mais bon au final, tu sais, c'est ce genre de disque qu'il faut écouter plusieurs fois pour faire passer la déception est se dire que c'était pas si mal au final. Reviens dans 2 mois, j'espère que j'aurais change d'avis. Mais j'en suis pas sur, j'ai l'impression que cet album passe un peu trop inaperçu. Le pic est un peu loin, mais on s'en doutait déjà. 

Propagandhi: pas loin d'une bonne branlée, donc dans la fourchette haute de mes espérances.  Deja j'avais écouté "Failed Imagineer"  en boucle, mais quand tu rajoutes le reste, comme en particulier "Comply/Resist" et "Letter to a Young Anus", tu as le son Propagandhi, les textes, les riffs. Et je ne trouve pas cela essoufflé du tout. Eux, pour reprendre l'exemple des groupes qui déclinent, ils y sont pas encore. Bien au niveau du précédent disque, Supporting Caste. Encore plein de choses à dire, j'aime ca.

Un disque sincère et viscéral, qui tournera un bon moment sur vos platines, en quelque sorte. 





















jeudi 5 octobre 2017

Jamie 4 President - The Heartbreak Campaign


Bcore - Septembre 2017


Alors ca mon pote, c'est une sacré surprise. Il en faut bien des bonnes après des décevantes, qu'elles soient un peu attendues (QOTSA?) ou pas trop (HWM?), ou même prévues très mauvaises à l'avance (FF?). Bref, l'année dernière c'était The Hotelier et cette année ca pourrait bien passer par Jamie 4 president. Une bouffée d'air frais, de l'indie rock ensoleillé qui tend vers les bonnes années 90, comme on sait si bien le faire chez Bcore

Et au final, quand on a dit cela, on a tout dit. Parce que si, comme moi, Bcore reflète ce gout prononcé pour les mélodies qui évoquent la plage, les souvenirs de vacances mais sans jamais trop sombrer dans la mélancolie dépressive, alors cet album va tomber à pic.  Et c'est peut-être pour cela que j'étais passé à coté des deux premiers albums du groupe.  

Car cet indie-rock, aussi banal soit-il si on y réfléchit un peu, a pris une teinte spéciale. Mais ne viens pas te méprendre. Je te dis pas que c'est un nouveau No More Lies, ou Vistalegre, parce qu'on en est assez loin. Non, là on est dans la finesse. Pas du genre à s'enchainer de la villageoise pour se mettre la cuite sur la plage. Ici c'est plutôt un petit apéro entre copains, où l'on a sélectionné un bon vin, accessible mais fin, qui ne conduira a aucun vomissement ou gueule de bois le lendemain. On va juste en profiter un peu.

Et dans les mélodies, dans les riffs, j'ai cette impression du "truc en plus", que j'ai aussi en écoutant Brazen ou Pinegrove, sans savoir comment le décrire exactement. Alors te fais pas une idée en écoutant une chanson une fois, quoi que "The Day I fell for a Gipsy Girl" soit tout à fait appropriée.  Mais s'il te plait, laisses toi un peu embarquer par ces chansons. Oublies le fait qu'elles soient simples comme bonjour et qu'elles semblent un peu niaises. Tu vas voir, quand tu vas écouter un peu plus tu vas te sentir mieux.

Bon, j'exagère peut-être un peu. Jusqu'à m'en faire douter, presque, parce que j'ai peur de me lasser assez vite. Je pense pas à l'écouter, alors que quand je le mets dans mes oreilles je le trouve super. Je vais acheter le disque mais je ne sais pas combien de temps je vais l'écouter. Trop de questions, je rembobine.

Mais quand même, ca mon pote, c'est une sacré surprise pour l'apéro. Il en faut bien des bonnes après des décevantes, qu'elles soient un peu attendues, comme un rosé bien fade (QOTSA?), plus surprenantes comme un vin qu'on apprécie toujours mais qui a des moins bonnes années (HWM?), ou même dégueulasses comme une biere chaude en plein soleil (FF?). Jamie 4 President, c'est un bon verre peinard qui se déguste entre copains.Et il sera parfait pour animer des soirées ternes avec un peu de soleil.








lundi 25 septembre 2017

Aviator- Loneliness Leaves The Light Out For Me




No Sleep records - Juin 2017



Aviator. On en a déjà parlé dans ce blog, il me semble. Un premier album très intéressant, qui tourne dans une sorte de post-hardcore moderne, à l'intersection de Terrible Love, Touche Amore et These Arms Are Snakes, du moins c'est ce que j'avais dit à l'époque (sans Terrible Love j'avoue). Je suis toujours d'accord avec moi-même presque 3 ans après, ce qui relève déjà de l'exploit.

Et ce nouvel album, "Loneliness Leaves the Light Out for Me" de déroge pas à cette description. On le sent tout de suite avec la chanson qui ouvre le bal, "I wanna make movies, Heather". Hardcore sombre, mais avec des éclaircies. Violent, mais de manière contenue. Crié, mais pas hurlé. Un mélange que j'apprécie tout particulièrement parce qu'il me rappelle plein de trucs différents.

Pourtant, cela ne m'empêche pas d'avoir une réaction paradoxale en écoutant ce disque. J'aimerais bien que ca envoie plus, que ca fracasse de la basse et de la batterie, que ca s'écorche les tibias en sautant a pieds joints sur les retours, mais je ne suis pas sur d'en avoir envie. Parfois tout doit resté contenu, parfois c'est suffisant. Pas besoin de tout extérioriser, on le comprend aussi comme cela. 

Alors y'a bien un peu de déchet, si on peut dire. Les ambiances sont parfois un peu longues, et certaines chansons sonnent un peu trop comme un revival de Sparta en moins énergique. Je reconnais. Mais, en tout cas, l'ambiance est plus calme que pour son prédécesseur, et il me revient des souvenirs de ce post-hardcore qu'on a tendance à appeler Emo parce qu'il faut le mettre dans une catégorie. il me reviens surtout des groupes des années 2000, Cave In en tête, mais il y a des différences. Alors, ajoutons les qualificatifs: du post-hardcore moderne, avec des mélodies, avec de la réflexion, mais qui sait rester le plus souvent avec un coté simple et épuré. Ça a l'air d'être ca qui fait dire que le groupe a "grandi". Quand tu peux faire plus simple et que ca sonne mieux.

Et perpétuer cette tradition, c'est déjà un bel effort.C'est pour cela que j'ai du mal à comprendre pourquoi Aviator reste assez confidentiel, même sur No Sleep leur label. T'as l'impression qu'ils veulent pas trop les mettre en avant, que même eux y croient pas trop. Et ben moi j'y crois. 



   


jeudi 6 juillet 2017

La Playlist de: ce bon gros road trip de l'été.


A l'heure où vous lirez ces lignes, je serais surement parti (ou pas loin) pour faire de la route et voir des paysages avec un local de l'étape dans un pays qui sait faire du punk-rock, en tout cas je l'espère. Et si je peux concilier ma passion de voyager et ma passion de faire des playlist dénuées de sens, alors je suis content. J'ai donc préparé une playlist pour ça, bien entendu, et elle peut être vue comme ma playlist de l'été si vous voulez.

Bon pour partir j'ai tout préparé:
- J'ai un lecteur MP3 avec 30Go de musique. Et un bon paquet est celle que j'écoutais y'a 8 ou 10 ans, autant te dire qu'on devrait avoir quelques surprises (tu te rappelles de 64 dollar question?)
- J'ai acheté 2 ou 3 trucs pour avoir l'air d'un vrai baroudeur, parce que ca compte. (http://www.gqmagazine.fr/mode/serie-mode/diaporama/comment-avoir-lair-dun-baroudeur-/43980). Bon, dans les faits j'ai que le mousqueton, mais ca fait parti du look hein. J'ai hésité mais le sac Givenchy était un peu too much.
- J'ai deux sacs quechua (un gros et un petit), et une gourde isotherme en métal comme 95% des gens qui partent en vacances. Mais j'ai essayé de customiser le sac avec un patch Against Me et la gourde avec un autocollant Throw Me Of The Brigde. J'aurais bien voulu acheter un pantalon avec un zip qui se transforme en short, mais je vais attendre encore 30 ans.
- J'ai mes vaccins à jour, mais je crois pas qu'il y en ai un contre l'excès de gras, et pourtant c'est bien la maladie la plus dégueulasse qui me guette. Tant pis je prends le risque.
- Si vous avez des conseils pour ne pas se faire haïr par son compagnon de voyage, merci mais c'est trop tard. Au pire j'attendrai mon vol 10 jours à l'aéroport si on m'y dépose avant.
- Mais le plus important, c'est la playlist.

Revue d'effectif. Une chanson par jour.

Preambule: The Gaslight Anthem feat. Bruce Springsteen - The '59 Sound [live Hard Rock Calling 2009]
https://www.youtube.com/watch?v=uPz3GwSqpxs
Avant de commencer, je voudrais évacuer le cliché tout de suite, comme ca c'est clair. Et quoi de mieux qu'un mélange assez improbable (pour 2009) entre le cliché punk-rock cool et l'Amérique cliché santiags et r'n'r? Bon Bruce il connait pas toutes les paroles, il fait un peu un riff en carton sur le couplet, un solo "NIVEAU DE GUITARE DEBUTANT 2", mais c'est l'Amérique.

I - The Flatliners - The Calming Collection [Cavalcade - 2010]

https://www.youtube.com/watch?v=l5X3c22par0
Parce qu'une une playlist commence avec un truc dont on peut pas se lasser. Comme The Calming Collection de Flatliners, A.K.A " l’intro la plus simple et la plus efficace pour entamer 5h de route sous le cagnard ".


II - Gnarwolves - StraitJacket [Outsiders - 2017]
https://www.youtube.com/watch?v=TRefZ6UX1b8
Un des albums marquant de 2017 jusqu'ici qui mérite de voir l'Amérique. C'est tout.

III - The Story so Far - Quicksand [Under Soil and Dirt - 2011]
https://www.youtube.com/watch?v=h3L-xm7bs34
Parce qu'il fallait mettre un morceau de l'un des meilleurs albums de pop-punk mélo du monde. Si des fois t’es fatigué, ca va te remettre d’aplomb direct. Et avec le refrain tubesque qui te fais lever les bras, tes épaules rouges, ton marcel, et tes lunettes de soleil en plastique, t'as l'air trop classe dans le rétro.

IV- Hot Water Music - State of Grace - [Exister - 2013]
https://www.youtube.com/watch?v=mUbX8OXo74c
Parce que si tu fais un road-trip avec un bon copain, faut aussi mettre des chansons qui vont vous rappeler des trucs cools. Comme musique d'eau chaude, featuring Jacques Raganne et Christophe Wollard. Private Joke bonjour. Mais c'est Hot Water Music donc ca va, c'est inlassable aussi.

V- Daft Punk - Da Funk [Homework - 1997]

https://www.youtube.com/watch?v=IewQqGpdmh8
Parce qu’il faut ambiancer la bagnole putain! Ca nous servira dans les rues de n’importe quelle grande ville le soir venu. Même la ville du lac salé? On va voir, mais en tout cas ça va mettre l'ambiance si on peut descendre les fenêtres sans cuire sur place.

VI - The Menzingers - Casey [On The Impossible Past - 2012]
https://www.youtube.com/watch?v=ntY0Qf1j3FY
Parce que The Menzingers c’est tellement la classe mais que dans une playlist on a droit qu’a une chanson. Si je rentre dans un diner je vais penser à cette chanson, peut-être que moi aussi je vais y trouver Casey, et qu'on se mettra la cuite avant de faire la vaisselle.

VII - The 101’s - Pieces [Counterbalance - 2017]
https://www.youtube.com/watch?v=DN8qWPgRnPI&index=1&list=PLOOyEe22hViZmwEivsX-EXEMIK7iMHg9g
Parce qu’il faut bien saluer le travail accompli pour sonner exactement comme l'un des meilleurs albums de pop-punk mélo du monde.Et parce qu'il me faut une chanson dans la playlist dont je me rappelle rien dans quelques années. C'est une raison comme une autre.

VIII - Quitters - The Brighter Shades of Time [Good Night Memories - 2017]
https://quittersmusic.bandcamp.com/track/the-brighter-shades-of-time
Parce que c'est un de mes gros coups de cœurs Français de 2017. Une chanson qui démarre un poil mou, mais qui a le riff le plus copain du monde a 2min37. Et puis parce que voyager c'est oublier que dans la vraie vie, je suis mélancolique. C'est à ça que sert le punk-rock non?

IX - Chuck Ragan - In The Eddy [the Flame In The Flood - 2016]

https://www.youtube.com/watch?v=jEcb0hoRf-Q
Parce qu'on devrait voir des lacs, et que Lac = poisson = pêche = Chuck ragan. Facile.Mais aussi parce que cette chanson instrumentale est parfaite pour un soir à camper, t'as l'impression de l'avoir avec toi, le Chuck.

X - Kavinsky - Nightcall [Out Run - 2013]
https://www.youtube.com/watch?v=MV_3Dpw-BRY
Parce que: quoi de mieux pour rouler la nuit dans LA? Rien, mais j'y vais pas. Alors, quoi de mieux pour rouler la nuit dans la ville du dernier dinosaure? On verra. Je vous dirai en revenant.En tout cas on va baisser la vitre et sortir les gants.

XI - Traverse - The More Miles The Less Troubles [Winter songs for summer bruises - 2016]
https://www.youtube.com/watch?v=3qo3q29PW-o
Parce que un road trip loin, c'est comme une tournée entre potes loin. Cette chanson en est le meilleur exemple. * INSERES LA CITATION DE BLOG DE VOYAGE SUR LES BIENFAITS DE VOYAGER QUE TU VEUX JE M'EN SERVIRAI EN RENTRANT POUR FAIRE LE MALIN MERCI. *

XII - Fargo OST - Wreck & Numbers [2015]

https://www.youtube.com/watch?v=icOD6Lm08lg
Parce qu’à un moment donné, sur la route, tu vas avoir le paysage qui te fais penser à la série. Et parce que ce thème, ce son de batterie, mon pauvre, j'en ai des frissons.

XIII - The Bronx - History Stranglers [The Bronx II - 2006]
https://www.youtube.com/watch?v=3GKxIsCkOSQ
Parce que j'ai pris une branlée en les voyant y'a pas longtemps, que j'ai acheté le tee-shirt et que le jour où je vais le mettre, dans la bagnole, je veux écouter ça. 2006 Pfouah, je suis vieux. JE VEUX HURLEEEEEEEEEEEEER.

XIV - Dude York - Black Jack [Sincerely - 2017]
https://www.youtube.com/watch?v=pYHjjNEyj38
Parce que ça me donne l'impression d'être dans l'Amérique de y'a 30 ans, me demandes pas pourquoi. Cet accent vintage? Cette simplicité des riffs? Y'a de cela, en effet. Une des bonnes surprises du début 2017 aussi ! Merci Cora.

XV - Young Livers - Finger To The Pulse [Of Misery And Toil - 2010]
https://www.youtube.com/watch?v=LG5Rmo49ZTc
Parce que ce qu'on se disait à l'époque, c'est qu'il faudrait faire un groupe de punk-rock aussi efficace que cette chanson de Young Livers. On se disait que c'était pas si compliqué. On y est toujours pas arrivé. Ca nous fera l'occasion de voir si c'est toujours possible, tiens.

Allez Tchao !



lundi 19 juin 2017

The 101's - Counterbalance


Edito: même si j'y ai passé un an, j'ai pas trop eu le temps de faire un inventaire de la scène punk-rock de Eindhoven. Bon de un parce qu'on peut pas dire qu'il y ai un nombre de groupes fou, de deux parce que c'est bien orienté pop-punk mélodique que j'ai parfois du mal à assumer écouter ça. Mais comme c'est l'été et que j'ai envie de roulette, de refrains auto-tunés et de ne plus cacher mon goût prononcé pour le mélo, le moment est venu. Au blues passager répond le punk mélo des vacances.




 Autoproduit (si si) - Juin 2017


En hommage à ce fameux club Clermontois, The 101's sort Counterbalance, son deuxième album, enregistré aux US (comme pour tout bon groupe Européen de mélo qui a un premier album qui a bien marché, le rêve Américain quoi). Jusque là rien de spécial. Sauf que c'est enregistré par Sam Pura, qui a fait la crème de la crème du mélo que j'adore dans son Panda studio. Voilà pour l'histoire jusque là (celle-là pour l'avoir il faut suivre de près).

Pour la musique, en fait, rien de bien spécial non plus, mais des forces implacables font que j'adore cet album. J'essaye de comprendre. 1er élément, on est dans la définition même du pop-punk mélodique, et on peut citer environ 150 groupes qui ressemblent à ça. Mais, car il y en a un, pour moi la musique de The 101's me fait surtout penser à The Story So Far ou Trash Boat, et je me demande si cela ne me suffirait pour trouver ça cool. Super cool même. Désolant? Bon, aussi parce que c'est (presque) aussi bien fait et que c'est pas encore trop cliché (Quoi, discutable? Vous dites? Tant pis). Et puis le son est là, familier.

"Pieces" ouvre impeccablement le disque et OUI, un album de pop-punk mélo DOIT commencer par une grande session de roulette. C'est dans le cahier des charges. Refrain à groupie, reprise avec la petite guitare aiguë, re-roulette, l'exécution est parfaite. En plus des chansons comme ça on en a écouté à la pelle, alors on peut commencer à savoir. Ca me parait tellement familier, comme si je l'avais déjà entendu.

Avant de continuer, je sais que ça sonne cliché. Je sais que c'est ni mieux ni moins bien que les autres surement. C'est a la fois a l'extrême limite d'être mega cliché, et pourtant si loin. Des paroles inexplicables je sais. Mais ça me file un smile ce truc, c'est automatique, j'assume. Et je commence à comprendre pourquoi.

Parce que je me dis que la production est en mode blockbuster, ce qui pour ce genre de musique spécialement est parfait. Faut que ça nous mette des guitares dans tous les sens, des chants beaucoup trop justes pour être vrais, et des parties rythmiques calées à la microseconde près, sinon c'est moins intéressant. Pourquoi je m'y retrouve autant? Rah, peut-être parce que ce bon Sam Pura a enregistré tous les albums de The Story So Far et que le son est... Le même. Mais genre, le MEME. Solution clé en main, on veut le son et rideau. Criticable dans 99,9% des cas mais ici pas tant. Ca me remémore des souvenirs, c'est cool et puis voila. Mets "No Rest" à fond et danse un peu la, allez !

Et puis, tu peux quand même concéder que, pour un album issu du financement participatif le résultat est plus que convaincant. Si tous les produits dont on te vend les bienfaits avec une vidéo cringe, une musique de piano façon l'amour est dans le pré et des gens qui parlent avec la chemise de Steve Jobs et/ou un accent Anglais au rabais étaient aussi efficaces, Kickstarter s'en porterait bien mieux.

J'aurais aimé que le dernier The Story So Far sonne aussi bien tiens. Un sacré compliment. 











 

lundi 5 juin 2017

Grand-Pop - Eight Nights



Specialist Subject - Avril 2016
https://grandpop.bandcamp.com/album/eight-nights



Eight Nights, c'est largement 8 fois suffisant pour me détester, mais c'est aussi beaucoup trop pour être totalement séduit par ce premier album de Grand-Pop. Un candidat au podium des albums les plus cool de 2017, rien que cela.

Et il a mis longtemps à venir, donc si j'en fais une chronique ça veut dire que ça valait le coup (du moins à mon humble avis). Attends, ce truc à tout pour plaire, je te dis. Un nom de groupe super, des membres reconnus dans la scène de Bristol, UK, et un style de punk-rock indie a rassasier les plus gros mangeurs. Après, je pas spécialement obligé de refaire tout l'historique, tous les groupes dans lesquels les membres Grand-Pop ont joué, leur expérience, quand tu dis Caves, Personal Best ou Attika State, tout parle pour eux. OK, le CV est méga alléchant, mais on va juger sur pièce.

Et y'a pas photo.

De toute façon, tu sais quasiment à quoi t'attendre avant d'écouter et force est de constater que les promesses sont tenues. Méga catchy, sincère, sympa, c'est pratiquement ce qu'on pouvait espérer de mieux. "Drop Throw" te mets dans l'ambiance, avec cet indie-punk façon trio power-pop, typique de plein de ces groupes que tu écoutes sur Specialist Subject. Tu vas l'écouter et tu vas me dire si c'est pas vrai. Des exemples?
 - L'intro de "High Hopes" te file le feu aux gambettes d'entrée de jeu, tu sais qu'ils savent faire des bons morceaux.
 - Les Get up Get Up sur "Nervous Nelly" qui te donnent envie de lever le poing
 - Les râles vocaux et le refrain plein de Ohh Ohhh sur "On and On"
Et j'ai pas fini.

De l'autre côté c'est sur qu'on est dans le connu, je vais pas le nier. Mais cette voix quand même, à la fois puissante, maîtrisée et à deux doigts de partir en couille, couplée avec les chœurs quand il faut, les intros qui te font sautiller, les riffs tout droit efficaces, ça te pose une grosse valeur ajoutée non?

Bref, on sent que c'est fait avec passion, sans trop de prétention, et qu'il y a rien d'autre à en tirer que d'écouter le disque et de se remplir d'émotions plutôt positives. Des trucs qui te touchent, c'est l'essence de la musique, j'applaudis.

De l'indie-punk des familles, et puis c'est tout. Sans déconner ça fait du bien, et je vois pas comment le dire autrement: merci Grand-pop.

vendredi 26 mai 2017

1 minute chronique # 12 : Gnarwolves - Outsiders





Big Scary Monsters - Mai 2017

Atatiaaaaaaaa, c'est l'été ! Et quoi de mieux que le nouvel album de Gnarwolves pour le démarrer? J'en sais strictement rien, mais on va voir cela ensemble.

Cette fois, je ne vais pas dire tout et son contraire. J'ai toujours bien aimé Gnarwolves et ce nouvel album Outsiders, qui vient de sortir sur Big Scary Monsters notamment, ne me fera pas changer d'avis. Oui, Adolescence leur dernier EP était quand même un peu décevant, mais ca arrive à tout le monde de rater un match, le tout étant d'etre meilleur la prochaine fois. Pour te convaincre du bien fondé de Outsiders, écoutes le triptyque "StraightJacket" - "Car Crash Cinema" - "Wires" qui est presque parfait, assez semblable à ce qu'on a pu écouté sur Chronicles of Gnarnia d'ailleurs.

C'est des fois pas assez punk comme  j'aimerais, oui mais la musique retrouve ce coté skateboard et copains qui a fait ce groupe ("Paint Me A Marytr" genre, non?). Comme quoi on peut (ré)évoluer dans le bon sens sans trop renier ses traditions. On y trouves des accents un peu plus pop, Emo, power pop presque, mais j'ai pas grand chose à redire au final.

Si, en fait si, la fin est un peu plus ennuyeuse ("Argument", Taking to Your Ghosts). Bizarre d'ailleurs, c'est presque toutes celles qui ont un coté Emo grunge un peu. Fallait bien dire un truc négatif, oui oui.

Il n'en reste pas moins que  la face toujours punk de Gnarwolves est bien là, et cet album me parait un bon argument pour mettre quelques titres dans une playlist de l'été, non?