jeudi 6 juillet 2017

La Playlist de: ce bon gros road trip de l'été.


A l'heure où vous lirez ces lignes, je serais surement parti (ou pas loin) pour faire de la route et voir des paysages avec un local de l'étape dans un pays qui sait faire du punk-rock, en tout cas je l'espère. Et si je peux concilier ma passion de voyager et ma passion de faire des playlist dénuées de sens, alors je suis content. J'ai donc préparé une playlist pour ça, bien entendu, et elle peut être vue comme ma playlist de l'été si vous voulez.

Bon pour partir j'ai tout préparé:
- J'ai un lecteur MP3 avec 30Go de musique. Et un bon paquet est celle que j'écoutais y'a 8 ou 10 ans, autant te dire qu'on devrait avoir quelques surprises (tu te rappelles de 64 dollar question?)
- J'ai acheté 2 ou 3 trucs pour avoir l'air d'un vrai baroudeur, parce que ca compte. (http://www.gqmagazine.fr/mode/serie-mode/diaporama/comment-avoir-lair-dun-baroudeur-/43980). Bon, dans les faits j'ai que le mousqueton, mais ca fait parti du look hein. J'ai hésité mais le sac Givenchy était un peu too much.
- J'ai deux sacs quechua (un gros et un petit), et une gourde isotherme en métal comme 95% des gens qui partent en vacances. Mais j'ai essayé de customiser le sac avec un patch Against Me et la gourde avec un autocollant Throw Me Of The Brigde. J'aurais bien voulu acheter un pantalon avec un zip qui se transforme en short, mais je vais attendre encore 30 ans.
- J'ai mes vaccins à jour, mais je crois pas qu'il y en ai un contre l'excès de gras, et pourtant c'est bien la maladie la plus dégueulasse qui me guette. Tant pis je prends le risque.
- Si vous avez des conseils pour ne pas se faire haïr par son compagnon de voyage, merci mais c'est trop tard. Au pire j'attendrai mon vol 10 jours à l'aéroport si on m'y dépose avant.
- Mais le plus important, c'est la playlist.

Revue d'effectif. Une chanson par jour.

Preambule: The Gaslight Anthem feat. Bruce Springsteen - The '59 Sound [live Hard Rock Calling 2009]
https://www.youtube.com/watch?v=uPz3GwSqpxs
Avant de commencer, je voudrais évacuer le cliché tout de suite, comme ca c'est clair. Et quoi de mieux qu'un mélange assez improbable (pour 2009) entre l'e cliché punk-rock cool et l'Amérique cliché santiags et r'n'r? Bon Bruce il connait pas toutes les paroles, il fait un peu un riff en carton sur le couplet, un solo "NIVEAU DE GUITARE DEBUTANT 2", mais c'est l'Amérique.

I - The Flatliners - The Calming Collection [Cavalcade - 2010]

https://www.youtube.com/watch?v=l5X3c22par0
Parce qu'une une playlist commence avec un truc dont on peut pas se lasser. Comme The Calming Collection de Flatliners, A.K.A " l’intro la plus simple et la plus efficace pour entamer 5h de route sous le cagnard ".


II - Gnarwolves - StraitJacket [Outsiders - 2017]
https://www.youtube.com/watch?v=TRefZ6UX1b8
Un des albums marquant de 2017 jusqu'ici qui mérite de voir l'Amérique. C'est tout.

III - The Story so Far - Quicksand [Under Soil and Dirt - 2011]
https://www.youtube.com/watch?v=h3L-xm7bs34
Parce qu'il fallait mettre un morceau de l'un des meilleurs albums de pop-punk mélo du monde. Si des fois t’es fatigué, ca va te remettre d’aplomb direct. Et avec le refrain tubesque qui te fais lever les bras, tes épaules rouges, ton marcel, et tes lunettes de soleil en plastique, t'as l'air trop classe dans le rétro.

IV- Hot Water Music - State of Grace - [Exister - 2013]
https://www.youtube.com/watch?v=mUbX8OXo74c
Parce que si tu fais un road-trip avec un bon copain, faut aussi mettre des chansons qui vont vous rappeler des trucs cools. Comme musique d'eau chaude, featuring Jacques Raganne et Christophe Wollard. Private Joke bonjour. Mais c'est Hot Water Music donc ca va, c'est inlassable aussi.

V- Daft Punk - Da Funk [Homework - 1997]

https://www.youtube.com/watch?v=IewQqGpdmh8
Parce qu’il faut ambiancer la bagnole putain! Ca nous servira dans les rues de n’importe quelle grande ville le soir venu. Même la ville du lac salé? On va voir, mais en tout cas ça va mettre l'ambiance si on peut descendre les fenêtres sans cuire sur place.

VI - The Menzingers - Casey [On The Impossible Past - 2012]
https://www.youtube.com/watch?v=ntY0Qf1j3FY
Parce que The Menzingers c’est tellement la classe mais que dans une playlist on a droit qu’a une chanson. Si je rentre dans un diner je vais penser à cette chanson, peut-être que moi aussi je vais y trouver Casey, et qu'on se mettra la cuite avant de faire la vaisselle.

VII - The 101’s - Pieces [Counterbalance - 2017]
https://www.youtube.com/watch?v=DN8qWPgRnPI&index=1&list=PLOOyEe22hViZmwEivsX-EXEMIK7iMHg9g
Parce qu’il faut bien saluer le travail accompli pour sonner exactement comme l'un des meilleurs albums de pop-punk mélo du monde.Et parce qu'il me faut une chanson dans la playlist dont je me rappelle rien dans quelques années. C'est une raison comme une autre.

VIII - Quitters - The Brighter Shades of Time [Good Night Memories - 2017]
https://quittersmusic.bandcamp.com/track/the-brighter-shades-of-time
Parce que c'est un de mes gros coups de cœurs Français de 2017. Une chanson qui démarre un poil mou, mais qui a le riff le plus copain du monde a 2min37. Et puis parce que voyager c'est oublier que dans la vraie vie, je suis mélancolique. C'est à ça que sert le punk-rock non?

IX - Chuck Ragan - In The Eddy [the Flame In The Flood - 2016]

https://www.youtube.com/watch?v=jEcb0hoRf-Q
Parce qu'on devrait voir des lacs, et que Lac = poisson = pêche = Chuck ragan. Facile.Mais aussi parce que cette chanson instrumentale est parfaite pour un soir à camper, t'as l'impression de l'avoir avec toi, le Chuck.

X - Kavinsky - Nightcall [Out Run - 2013]
https://www.youtube.com/watch?v=MV_3Dpw-BRY
Parce que: quoi de mieux pour rouler la nuit dans LA? Rien, mais j'y vais pas. Alors, quoi de mieux pour rouler la nuit dans la ville du dernier dinosaure? On verra. Je vous dirai en revenant.En tout cas on va baisser la vitre et sortir les gants.

XI - Traverse - The More Miles The Less Troubles [Winter songs for summer bruises - 2016]
https://www.youtube.com/watch?v=3qo3q29PW-o
Parce que un road trip loin, c'est comme une tournée entre potes loin. Cette chanson en est le meilleur exemple. * INSERES LA CITATION DE BLOG DE VOYAGE SUR LES BIENFAITS DE VOYAGER QUE TU VEUX JE M'EN SERVIRAI EN RENTRANT POUR FAIRE LE MALIN MERCI. *

XII - Fargo OST - Wreck & Numbers [2015]

https://www.youtube.com/watch?v=icOD6Lm08lg
Parce qu’à un moment donné, sur la route, tu vas avoir le paysage qui te fais penser à la série. Et parce que ce thème, ce son de batterie, mon pauvre, j'en ai des frissons.

XIII - The Bronx - History Stranglers [The Bronx II - 2006]
https://www.youtube.com/watch?v=3GKxIsCkOSQ
Parce que j'ai pris une branlée en les voyant y'a pas longtemps, que j'ai acheté le tee-shirt et que le jour où je vais le mettre, dans la bagnole, je veux écouter ça. 2006 Pfouah, je suis vieux. JE VEUX HURLEEEEEEEEEEEEER.

XIV - Dude York - Black Jack [Sincerely - 2017]
https://www.youtube.com/watch?v=pYHjjNEyj38
Parce que ça me donne l'impression d'être dans l'Amérique de y'a 30 ans, me demandes pas pourquoi. Cet accent vintage? Cette simplicité des riffs? Y'a de cela, en effet. Une des bonnes surprises du début 2017 aussi ! Merci Cora.

XV - Young Livers - Finger To The Pulse [Of Misery And Toil - 2010]
https://www.youtube.com/watch?v=LG5Rmo49ZTc
Parce que ce qu'on se disait à l'époque, c'est qu'il faudrait faire un groupe de punk-rock aussi efficace que cette chanson de Young Livers. On se disait que c'était pas si compliqué. On y est toujours pas arrivé. Ca nous fera l'occasion de voir si c'est toujours possible, tiens.

Allez Tchao !



lundi 19 juin 2017

The 101's - Counterbalance


Edito: même si j'y ai passé un an, j'ai pas trop eu le temps de faire un inventaire de la scène punk-rock de Eindhoven. Bon de un parce qu'on peut pas dire qu'il y ai un nombre de groupes fou, de deux parce que c'est bien orienté pop-punk mélodique que j'ai parfois du mal à assumer écouter ça. Mais comme c'est l'été et que j'ai envie de roulette, de refrains auto-tunés et de ne plus cacher mon goût prononcé pour le mélo, le moment est venu. Au blues passager répond le punk mélo des vacances.




 Autoproduit (si si) - Juin 2017


En hommage à ce fameux club Clermontois, The 101's sort Counterbalance, son deuxième album, enregistré aux US (comme pour tout bon groupe Européen de mélo qui a un premier album qui a bien marché, le rêve Américain quoi). Jusque là rien de spécial. Sauf que c'est enregistré par Sam Pura, qui a fait la crème de la crème du mélo que j'adore dans son Panda studio. Voilà pour l'histoire jusque là (celle-là pour l'avoir il faut suivre de près).

Pour la musique, en fait, rien de bien spécial non plus, mais des forces implacables font que j'adore cet album. J'essaye de comprendre. 1er élément, on est dans la définition même du pop-punk mélodique, et on peut citer environ 150 groupes qui ressemblent à ça. Mais, car il y en a un, pour moi la musique de The 101's me fait surtout penser à The Story So Far ou Trash Boat, et je me demande si cela ne me suffirait pour trouver ça cool. Super cool même. Désolant? Bon, aussi parce que c'est (presque) aussi bien fait et que c'est pas encore trop cliché (Quoi, discutable? Vous dites? Tant pis). Et puis le son est là, familier.

"Pieces" ouvre impeccablement le disque et OUI, un album de pop-punk mélo DOIT commencer par une grande session de roulette. C'est dans le cahier des charges. Refrain à groupie, reprise avec la petite guitare aiguë, re-roulette, l'exécution est parfaite. En plus des chansons comme ça on en a écouté à la pelle, alors on peut commencer à savoir. Ca me parait tellement familier, comme si je l'avais déjà entendu.

Avant de continuer, je sais que ça sonne cliché. Je sais que c'est ni mieux ni moins bien que les autres surement. C'est a la fois a l'extrême limite d'être mega cliché, et pourtant si loin. Des paroles inexplicables je sais. Mais ça me file un smile ce truc, c'est automatique, j'assume. Et je commence à comprendre pourquoi.

Parce que je me dis que la production est en mode blockbuster, ce qui pour ce genre de musique spécialement est parfait. Faut que ça nous mette des guitares dans tous les sens, des chants beaucoup trop justes pour être vrais, et des parties rythmiques calées à la microseconde près, sinon c'est moins intéressant. Pourquoi je m'y retrouve autant? Rah, peut-être parce que ce bon Sam Pura a enregistré tous les albums de The Story So Far et que le son est... Le même. Mais genre, le MEME. Solution clé en main, on veut le son et rideau. Criticable dans 99,9% des cas mais ici pas tant. Ca me remémore des souvenirs, c'est cool et puis voila. Mets "No Rest" à fond et danse un peu la, allez !

Et puis, tu peux quand même concéder que, pour un album issu du financement participatif le résultat est plus que convaincant. Si tous les produits dont on te vend les bienfaits avec une vidéo cringe, une musique de piano façon l'amour est dans le pré et des gens qui parlent avec la chemise de Steve Jobs et/ou un accent Anglais au rabais étaient aussi efficaces, Kickstarter s'en porterait bien mieux.

J'aurais aimé que le dernier The Story So Far sonne aussi bien tiens. Un sacré compliment. 











 

lundi 5 juin 2017

Grand-Pop - Eight Nights



Specialist Subject - Avril 2016
https://grandpop.bandcamp.com/album/eight-nights



Eight Nights, c'est largement 8 fois suffisant pour me détester, mais c'est aussi beaucoup trop pour être totalement séduit par ce premier album de Grand-Pop. Un candidat au podium des albums les plus cool de 2017, rien que cela.

Et il a mis longtemps à venir, donc si j'en fais une chronique ça veut dire que ça valait le coup (du moins à mon humble avis). Attends, ce truc à tout pour plaire, je te dis. Un nom de groupe super, des membres reconnus dans la scène de Bristol, UK, et un style de punk-rock indie a rassasier les plus gros mangeurs. Après, je pas spécialement obligé de refaire tout l'historique, tous les groupes dans lesquels les membres Grand-Pop ont joué, leur expérience, quand tu dis Caves, Personal Best ou Attika State, tout parle pour eux. OK, le CV est méga alléchant, mais on va juger sur pièce.

Et y'a pas photo.

De toute façon, tu sais quasiment à quoi t'attendre avant d'écouter et force est de constater que les promesses sont tenues. Méga catchy, sincère, sympa, c'est pratiquement ce qu'on pouvait espérer de mieux. "Drop Throw" te mets dans l'ambiance, avec cet indie-punk façon trio power-pop, typique de plein de ces groupes que tu écoutes sur Specialist Subject. Tu vas l'écouter et tu vas me dire si c'est pas vrai. Des exemples?
 - L'intro de "High Hopes" te file le feu aux gambettes d'entrée de jeu, tu sais qu'ils savent faire des bons morceaux.
 - Les Get up Get Up sur "Nervous Nelly" qui te donnent envie de lever le poing
 - Les râles vocaux et le refrain plein de Ohh Ohhh sur "On and On"
Et j'ai pas fini.

De l'autre côté c'est sur qu'on est dans le connu, je vais pas le nier. Mais cette voix quand même, à la fois puissante, maîtrisée et à deux doigts de partir en couille, couplée avec les chœurs quand il faut, les intros qui te font sautiller, les riffs tout droit efficaces, ça te pose une grosse valeur ajoutée non?

Bref, on sent que c'est fait avec passion, sans trop de prétention, et qu'il y a rien d'autre à en tirer que d'écouter le disque et de se remplir d'émotions plutôt positives. Des trucs qui te touchent, c'est l'essence de la musique, j'applaudis.

De l'indie-punk des familles, et puis c'est tout. Sans déconner ça fait du bien, et je vois pas comment le dire autrement: merci Grand-pop.

vendredi 26 mai 2017

1 minute chronique # 12 : Gnarwolves - Outsiders





Big Scary Monsters - Mai 2017

Atatiaaaaaaaa, c'est l'été ! Et quoi de mieux que le nouvel album de Gnarwolves pour le démarrer? J'en sais strictement rien, mais on va voir cela ensemble.

Cette fois, je ne vais pas dire tout et son contraire. J'ai toujours bien aimé Gnarwolves et ce nouvel album Outsiders, qui vient de sortir sur Big Scary Monsters notamment, ne me fera pas changer d'avis. Oui, Adolescence leur dernier EP était quand même un peu décevant, mais ca arrive à tout le monde de rater un match, le tout étant d'etre meilleur la prochaine fois. Pour te convaincre du bien fondé de Outsiders, écoutes le triptyque "StraightJacket" - "Car Crash Cinema" - "Wires" qui est presque parfait, assez semblable à ce qu'on a pu écouté sur Chronicles of Gnarnia d'ailleurs.

C'est des fois pas assez punk comme  j'aimerais, oui mais la musique retrouve ce coté skateboard et copains qui a fait ce groupe ("Paint Me A Marytr" genre, non?). Comme quoi on peut (ré)évoluer dans le bon sens sans trop renier ses traditions. On y trouves des accents un peu plus pop, Emo, power pop presque, mais j'ai pas grand chose à redire au final.

Si, en fait si, la fin est un peu plus ennuyeuse ("Argument", Taking to Your Ghosts). Bizarre d'ailleurs, c'est presque toutes celles qui ont un coté Emo grunge un peu. Fallait bien dire un truc négatif, oui oui.

Il n'en reste pas moins que  la face toujours punk de Gnarwolves est bien là, et cet album me parait un bon argument pour mettre quelques titres dans une playlist de l'été, non? 



mardi 9 mai 2017

Le syndrome RR, illustré par The Flatliners - Inviting Light





Ce blog se veut dorénavant aussi de santé publique. Plus particulièrement, en tentant de vous éclairer sur des pathologies communes, leurs causes mais parfois aussi leurs remèdes. Si on peut vous aider... Ce premier numéro est donc consacré à l'étude d'une pathologie ma foi heureusement pas encore trop répandue dans le punk-rock, mais qui pourrait vite devenir un souci, à savoir le syndrome RR. Explications.

Le syndrome RR, qu'est ce que c'est? 

Le syndrome "1er album chez Rise Records", plus connu sous le nom de syndrome RR, est une maladie qui à touché un certain nombre de groupes "punk-rock" majeurs ces dernières années. Il se traduit par la production d'un album sur le label Rise Records, par un groupe ou un artiste déjà vu comme "confirmé" sur la scène punk-rock. La plupart du temps, ce syndrome se traduit par une musique plus molle, plus épurée et beaucoup plus fade que dans les albums précédents de des groupes en question. Elle peut conduire à des résultats souvent très mauvais, allant d'un simple album à jeter, jusqu'au décès du groupe (Make Do And Mend, vous vous en souvenez?). Cette pathologie doit donc être prise très au sérieux, et c'est l'objet de cet article. Pour cela, illustrons notre discussion d'un cas d'étude.

Introduction du cas d'étude



Un des cas en date les plus récents concerne les canadiens de The Flatliners. Bien qu'en parfait santé avec son album référence Calvalcade, sorti sur Fat Wreck Chords en 2010, et une bonne suite Dead Language en 2013, le groupe a contracté le syndrome RR en Avril 2017 pour son nouvel album, Inviting Light. En cette date, le groupe est toujours actif, et son album en écoute, ce qui semble un signe positif. Néanmoins, une question mérite d'être posée avant d'aller plus loin.

Est-il possible de ne pas trop en souffrir?

Heureusement, la réponse est oui. Les statistiques montrent clairement qu'un groupe peut s'en sortir, même si le taux de rémission reste très faible. La manifestation la plus frappante de cet espoir se nomme Hot Water Music, qui a contracté le syndrome RR pour son dernier album, Exister en 2012, sans avoir aucune séquelle notable. Certes, il n'était pas au summum du groupe, mais ils sont restés les patrons. Nous pouvons également citer Bouncing Souls, qui sans impressionner, gardent une constance appréciable. 

 C'est grave docteur? 

Dans le cas de The Flatliners, le diagnostique est plutôt difficile à poser. D'une part, il fallait plutôt d'attendre à quelque chose de différent pour cet album, plus posé, plus travaillé, moins punk-rock finalement. La part due au syndrome RR est donc difficile à cerner. Ce que l'on peut dire, c'est que certains morceaux sont vraiment sympas, surtout au début en fait ("Mammals", "Human Party Tricks") même si on oublie complètement le punk mélo, ce qui reste un des signes mauvais du syndrome RR. C'est parfois ultra simple, rock, mais les refrains façon Foo Fighters (Indoors par exemple) me refroidissent un peu. Pour appuyer là où ça fait mal, plus on avance dans cet album, moins je suis convaincu. Ses accents de guitares sèches ne sont pas toujours les bienvenus,  et ça pèse un peu sur l'ensemble. Vous avez remarqué que c'est l'un des signes d'albums plus '' produits'', ces guitares sèches sur les refrains ? Ca doit donner un accent plus radio, je sais pas.

Bref, J'aurais apprécié un peu plus de folie. A peine plus hein, pas faire un plongeon de 25m dans un canyon, mais juste celui de 5m à la piscine de La Bourboule m'aurait suffit. Mais je m'égare, car c'est bien un autre point important du syndrome RR : le manque de prise de risque. Tout est quand même calibré, renté au chausse-pied, pour que rien ne dépasse. 

Bon, j'ai pas envie d'être trop catégorique non plus, je vais l'écouter encore.

Verdict

Il fallait s'attendre à une baisse de régime de la part de The Flatliners, qui peut s'expliquer par différents facteurs que j'ai tenté de décrire plus haut. Leur musique n'as pas perdu d'intérêt pour autant, à mon avis, car il reste une bonne partie de cet album que j'écoute avec plaisir. Mais bon, si réduire les tempos de 20 points, mettre de la guitare sèche sur tous les refrains et éviter soigneusement toute roulette est tout ce que le syndrome RR a apporté à The Flatliners, alors je crois qu'ils sont affectés. 










lundi 1 mai 2017

Quitters - Good Night Memories


Coprod' - Avril 2017


Quitters - punk-rock indie - Gainesville VS Montpellier -  sourire - soleil et copains. 

Comme quoi faut pas se casser la tête des fois. Avec ces simples qualificatifs vous devriez déjà comprendre où je veux en venir. Et si tu te poses la question, la réponse est OUI.

OUI, on a encore le droit à un autre groupe Français qui sait faire du bon punk-rock pour aborder l'été sereinement (si c'est encore possible, on verra cela bientôt). Ça commence à faire pas mal, et ce n'est surtout pas moi qui vais m'en plaindre. Parce que ce premier album, c'est un truc qui mélange de l'indie, de la roulette, un peu de rock'n'roll mais c'est surtout du punk-rock des familles. En fait, Quitters, si Phillipe Etchebest était punk-rocker et pas cuisinier, il en dirait surement que c'est ce qu'on attend d'un groupe de punk-rock de la vie de tous les jours. Du fait maison, du fait avec amour avec des produits frais et de qualité, mais surtout sans chichis. Alors ça ne joue pas dans la catégorie palace 5 étoiles, si on veut pousser un peu, je l'accorde. Les menus sont parfois goûtés maintes fois, mais on s'en fout, car pour cette fois on ne fera pas la fine bouche.C'est décidé, mais pourquoi?

Parce que simplement, les conditions pour nous faire passer un bon moment sont réunies. Le son est au rendez-vous, les chœurs faciles à apprendre, et les riffs de guitare bien jolis. Je lui donnerais presque une étoile au guide Chuck Ragan du punk-rock, pour les efforts fournis, et l'évolution par rapport au premier EP. Dans les faits on a de l'indie punk comme les cadors Français, genre Not Scientists, mais avec des accents instrumentaux comme Cold Heart Days ("Sweet Memories"), des accents indie comme Heavy Heart ou Water Mane ("Promises to Myself") une dose d'Emo-soleil à la Sport ("The Brighter Shades of Time"), d'Emo-punk à la RAVI ("Life Inside"), de punk à roulette sauce r'n'r à la The Reaction ("Misery", "Burn Burn"), mais surtout une bonne dose de punk-rock Ricain dont on a tous écouté et réécouté les disques en boucle ("Why Should We Burn Our Lives?" qui est LE tube si il fallait en choisir un). Tout ça se mélange, et c'est ce qui m'as attiré l'attention directement je pense.

Du coup, il pourrait évidemment découler un petit manque de cohérence avec tous ces noms les uns à la suite des autres, mais c'est pinailler pour rien. Au contraire, c'est vraiment intéressant d'entendre comment le mélange s'opère, et qu'avec tout ça Quitters garde son identité. Une nouvelle identité. Ces chansons, elles me font repenser à plein de groupes, mais sans forcément les revivre entièrement. Il est là le bon point, il est LA. Les émotions, mais bien dosées.

Car, tout comme certains chefs en devenir, Quitters tire parti de certains groupes qui l'ont précédé, pour nous remettre dans le bon chemin avant l'été. Impeccable. 















mercredi 26 avril 2017

The Menzingers - After the party


Février 2017 - Epitaph Records


Celui-la, on peut dire que je l'attendais. Pre-commandé et compagnie, une vraie groupie. J'étais sur que ça allait être l'album de l'année (enfin a part si HWM sort un album en 2017 bien entendu, mais c'est une autre histoire). Pour peu, j'aurais pu écrire cette chronique en avance en disant qu'il ne fallait presque rien en dire de plus tellement c'était génial. Il me manquait juste a insérer le nom des chansons que je préférais, et pour faire genre critiquer un peu celles que j'aimais moins. Alors il faudrait surement dire que c'était un peu plus gentil, comme prévu, et que ça pouvait en déranger certains, je comprenais. Mais bon, l'autoroute quoi, cette chronique.

Celui-la, pour vous en dire plus, c'est After The Party, le 4ème album de The Menzingers. Et mes arguments pour l'encenser sont nombreux. Un groupe qui a fait deux albums précédents fabuleux, que j'ai sérieusement écouté des dizaines et dizaines de fois, même si paradoxalement je ne m'y suis intéressé que très récemment. Un groupe qui est aussi rentré dans un top de mes groupes de punk-rock préféré, il faut bien le dire. Je peux m'identifier aux paroles, à la musique, c'est parfait.

Mais comme bien souvent, ce n'est pas ce qui est prévu qu'il se passe. Refaisons l'histoire.


Vendredi 3 Février 2017

C'est le jour de la sortie, et je reçois les mp3. Première écoute, joie, branlée j'aime pratiquement tout. Même "After The Party" qui pourtant ne m'avais pas emballé quand ils l'avaient mise en écoute. Je salive d'avance d'avoir le temps de l'écouter. Louer une bagnole pour aller chercher des affaires et faire de la route, ca aide et j'écoute l'album genre 4 fois de suite. A l'aller et au retour. Ces chansons ultra simples, comme "Charlie's Army", mélancoliques comme ''Lookers'' ou ''Your Wild Years'', efficaces au possible comme ''Telling Lies'', je suis sous le charme. C'est 10/10.  


Lundi 5 Février 2017

J'écoute encore et encore. J'écris la chronique dithyrambique, elle est presque prête. mais quand même, j'aimerais pas faire un jugement trop biaisé (remarques ca m'est arrivé quelques fois déjà). Attendons un peu.


Lundi 13 Février 2017

Franchement je commence à douter.  Au final y'a des chansons un peu cliché non? Je saurais pas trop dire. C'est vrai que j'aime moins "Midwestern States" par exemple, et "Charly's Army" même cool, fait un peu Foo Fighters discount. Non, non, c'est pas encore le moment.


Jeudi 23 Mars 2017

Bon, ca fait pas loin d'un mois que j'ai pas écouté le disque en entier. Oui j'ai mis "Lookers" dans mes nouvelles enceintes car celle là impossible de m'en lasser, mais c'était juste pour m'auto-satisfaire d'avoir enfin du bon son dans mon salon. Faut quand même que je remette le vinyle. 


Mardi 24 Avril 2017

Ouah, je viens de me rappeler que j'avais un blog. Cet article était écrit depuis un moment d'ailleurs. Mais tiens, cela va me permettre de faire le bilan. Après presque 3 mois, j'avoue, je connais cet album par cœur. Je l'écoute encore, et je l'écouterai encore. Pourtant il a des défauts, c'est évident, mais je dois m'avouer vaincu. Parce que, quand j'ai envie d'écouter un truc cool apres une bonne journée, j'écoute ce disque. Parce que quand je vois le premiers soleils Bruxellois du printemps qui me donnent la peche, j'écoute ce disque. C'est fait sans vraiment y réf'echir d'ailleurs, et c'est pour cela que j'y crois.

Donc, difficile de cacher le contraire, The Menzingers reste un de mes groupes préférés, et After The Party un vrai super disque.